Etude de l’ouvrage  » DETRESSE DU POLITIQUE, FORCE DU RELIGIEUX »

Intérêts: Philosophie, religions, politiques, droits de l’homme.

 

 

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Présentation de l’auteur
Né en 1933 à Saint Etienne, Paul Valadier entre chez les jésuites après le bac et s’inscrit parallèlement en philosophie à l’Université. Prêtre de la compagnie de Jésus (Jésuite), il détient deux doctorats, l’un en théologie et l’autre en philosophie. Spécialiste de Nietzsche à qui il a d’ailleurs consacré plusieurs études, sa thèse dirigée par Paul Ricoeur, lui sera consacrée et sera publiée en 1974 sous le titre « Nietzsche et la critique du christianisme ». Il enseigne à Sciences-Po (de 1979 à 1989), la philosophie morale et politique à l’Université Jésuite de Paris Centre Sèvres (de 1970 à 1997), à l’Institut Catholique de Paris (de 1990 à 1997) et à l’Université Catholique de Lyon. Il a également été rédacteur en chef de la revue jésuite ‘’ Etudes ‘’ (de 1981 à 1989), et dirige aussi la revue « Archives de philosophie ». Très connu pour ses positions libérales et progressistes sur la doctrine de l’Eglise et les problèmes de société , il est auteur de plusieurs ouvrages dont entres autres « Détresse du politique, force du religieux » (2007), « Un christianisme d’avenir » (1999), « Nietzsche l’intempestif » (2000), « Morale en désordre » (2002), « La condition chrétienne » (2003).

Résumé
Composé de deux parties, comportant chacune trois chapitres, Détresse du politique, force du religieux, répond aux questionnements sur les subtilités du rapport entre religieux et politique qui ne cessent d’habiter les cœurs.
Dans l’actualité du théologico-politique (introduction), Paul Valadier invite à distinguer le spirituel du temporel, le politique du religieux tel que l’énonce Jésus (la séparation entre Dieu et César). Il envisage trois issues qu’il appelle « voies » pour la question du théologico-politique. D’abord la voie de Hobbes : (Léviathan 1651) qui, proposant une théorie de l’État souverain, préconise aussi de s’appuyer sur les Ecritures. La seconde voie est celle de Spinoza qui présente de nombreux points communs avec Hobbes, mais fait un pas de plus loin dans sa théorie vers la laïcisation de l’État en effectuant un travail critique sur la Bible et sur la religion pour montrer comment théologie et politique (mais aussi théologie et philosophie) doivent absolument être distinguées. La troisième est la voie de Bayle, qui parait même pour lui la plus évidente, étant d’ailleurs celle la plus répandue. Il n’y a pas de mal plus grand que celui qui consiste à renier sa propre conscience (Bayle). Il faut donc suivre la conscience d’autant plus qu’elle est inspirée de Dieu. C’est la théorie du suivisme de la conscience qui permet tout au moins de dégager la vérité relative.
Dans le premier chapitre de la première partie, l’auteur aborde la question des conflits actuels dans le monde et la part des religions dans ces conflits. Le deuxième chapitre met en exergue les multiples facettes de la violence, du mal, du péché qu’il regroupe à travers le vocable « mal vif » en tant qu’ils constituent des bases permettant à l’autorité de se positionner à l’égard des religions et qui détruisent d’ailleurs l’homme lui-même et partant, entravent ses rapports avec la société. La pensée politique est alors caractérisée par la violence qu’elle devra limiter – dont on soupçonne plutôt et souvent les religions d’en être à la base- en tenant compte des discussions, lesquelles surmonteront les divergences pour parvenir à éteindre les braises de violences.
L’auteur s’intéresse aussi à la situation de la France dans son ouvrage, Etat qu’il qualifie d’ailleurs de « République déconcertée » qui devra se décider quant à la mise en œuvre des règles et lois, du principe de la laïcité dans un système qui a évolué sur le plan politico-religieux. Il va insister sur le conflit entre une république idéologiquement antireligieuse et la reconnaissance de la pluralité qui caractérise notre société. Paul Valadier approuve la vision de l’américain Régis Debray qui aimerait que la France soit un peu plus réaliste en passant d’une « laïcité d’incompétence » à une « laïcité d’intelligence » du fait religieux, lequel devra prendre par l’école de la République comme cela se fait déjà dans beaucoup d’autres Etats laïcs européens. La présence de l’Islam et les enjeux de l’unification européenne sont deux moteurs puissants d’une évolution qu’on constate aussi en dehors de la France. L’auteur va se référer parlant de modèle républicain aux perspectives proposées par Philip Pettit dans son livre « Républicanisme » laquelle perspective se méfie de l’idée d’un Etat qui prétend émanciper ses citoyens en les mettant sous la tutelle d’un universalisme idéologique. Il propose plutôt un modèle républicain qu’il ne faut pas identifier au programme du parti américain de même nom. Paul Valadier, va s’intéresser aussi à la proposition de John Rawls qui, lui propose le concept du « overlapping consensus » (en français « consensus par recoupement »), qui implique la participation des représentants de toutes « les doctrines compréhensives » en général à l’action civile et politique, et en particulier les religions au débat public. La vision de J. Rawls se fonde sur une démarcation entre la pluralité des visions du bien qui ont leurs racines dans des convictions religieuses ou autres et par la rationalité universelle des principes de la justice qui seraient partagés par tous les citoyens d’une démocratie libérale. L’auteur, à ce niveau ne va pas s’accorder sur ce point de vue rawlsien mais va se pencher sur Jean-Marc Ferry qui pense qu’il y a des doctrines compréhensives qui pourraient éventuellement être jugées déraisonnables à cause de leur dogmatisme fondamentaliste (page 153). La chose politique ne doit pas avoir à s’imposer contre toute conviction religieuse.
Selon Paul Valadier, le christianisme apparait comme un monothéisme à part, parce qu’ayant des rapports déjà assez complexes avec le politique. Pour expliquer ce cas spécifique, il s’appuie sur l’hypothèse classique du rapport entre le monothéisme et la théocratie. En théocratie, on considère que le roi souverain est égal à Dieu, c’est-à-dire que le peuple le considère comme le représentant de Dieu. Le théocrate est donc vénéré. Selon l’auteur, les monothéismes juif et chrétien, contrairement à certains Etats arabes n’ont pas favorisé cette transposition du religieux dans le politique. Pour ces deux monothéismes, l’humain qui est pécheur et perfectible, est appelé au salut, lequel n’est pas tributaire des œuvres des politiques, mais divines. Il explique que le monothéisme musulman n’admet pas les entremises. Il marque une nette rupture en se voulant un monothéisme sans médiation puisque le prophète lui-même n’est ni Messie, ni médiateur mais celui qui porte aux hommes le texte littéral de la volonté divine tel qu’édicté en arabe par Allah lui-même (page 181).
Dans le chapitre 5 « Péché et politique », l’auteur touche directement un aspect théologique : le péché. Il explique que le péché est à l’origine de ce qu’il appelle « la fausse théologie civile » qui trouve son origine avec Saint Augustin (page 207). Il étudie la triple théologie : théologie fabuleuse (celle des poètes et de la mythologie), la théologie naturelle (celle des philosophes) et la théologie civile (celle des peuples). L’homme étant de nature corrompu, ce mauvais penchant déteint sur le prochain et se traduit par l’hégémonie sur son prochain (de l’homme sur l’homme) dans cette même cité. La « fécondité d’une erreur théologique » (page 225) s’explique à travers les nombreuses légitimations d’une autorité politique qui peut se prévaloir de sa puissance pour exiger le respect ou l’obéissance et la subordination de l’individu (Politique et contrainte. La violence légitime, page 225). L’auteur formule in fine que les théologies et les philosophies sont inspirées par la redécouverte d’Aristote, une approche bienveillante de la création et des structures du réel (page 242).
Dans le dernier chapitre intitulé « feu la sécularisation ? » Paul Valadier croit que si l’Etat libéral n’a plus de domination irrationnelle imposée par le religieux, et si les religions se sentent respectées dans un cadre normatif qui garantit la liberté religieuse, la question du théologico-politique se poserait moins. Les opinions et convictions religieuses participent alors d’une bonne pratique de la démocratie, celle qui accepte la cohabitation, la coexistence de ces communautés dont le rôle pour le bien commun n’est plus à douter. Dans les dernières pages, il plaide pour une « communauté morale consistante », un cadre de liberté, de réconciliation des peuples, de vitalité de la démocratie, qui serait sans nul doute, favorable pour un bel avenir de l’Union Européenne et pour le monde.
Points forts
Ce qui apparait d’autant plus intéressant dans l’ouvrage de Paul Valadier, Détresse du Politique, Force du Réligieux, c’est qu’à son entendement, la sphère religieuse, par-delà les radicalismes et intégrismes, est le lieu de mobilisation des ressources symboliques capables de créer un nouveau lien social et un nouvel esprit démocratique.
Après avoir démontré longuement l’influence du politique sur le religieux, il met l’accent sur le fait qu’en réalité, religion et politique même si elles doivent être distinctes, ne sont pas deux pouvoirs rivaux ou complémentaires. Très attaché à la trilogie « philosophie, politique, théologique », il lance une invite à la refonte de la démocratie, laquelle devra tenir compte des convictions religieuses qui jouent un rôle important dans la société. Il montre les insuffisances et les dérives engendrées par cette séparation du politique et du religieux à travers la question de la laïcité dans les sociétés contemporaines et s’appuyant sur le cas français, laïc qui est dans cette impasse et de ce fait ouvre l’accès à plusieurs vices (le mal vif : péché, mal, violence), rendant donc difficile le communautarisme, et entravant par ricochet le vivre-ensemble. Ce qui retient aussi l’attention dans l’ouvrage de Paul Valadier, c’est qu’il croit, et nous aussi d’ailleurs croyons, qu’à l’époque actuelle, le rôle des religions est assez déterminant aussi bien pour les droits de l’homme que pour la politique, qui, cette dernière, affaiblie, cherche des inspirations un peu partout et espère en trouver du côté des religions. Le retour de la question du « religieux » est tout à fait discutable, souligne l’auteur. L’ouvrage nous fait comprendre qu’existe une certaine obligation d’appartenance, avec pour implication une cohésion, une entente, une union de tous les individus sans craindre qui que ce soit, mais dans une idée commune de respect et de solidarité réciproques sur la base de la souveraineté du peuple et de chacun.
Selon Valadier, il est nécessaire de revenir sur les présupposés de la tradition de philosophie politique, et les religions ne doivent pas être vues comme un pouvoir rival de l’État, ni même complémentaire : à leur juste place, elles doivent créer du lien social et mobiliser les énergies symboliques pour œuvrer à l’avenir.
« Détresse du politique, force du religion » apparait comme un apport incontournable et orignal sur la question du rapport théologico-politique.
Critiques
L’ouvrage fait appel à un un examen attentif et ouvre des pistes de réflexion avec intérêt.
Dans son analyse, Paul Valadier prévoit trois solutions au problème théologico-politique et s’intéresse plus à la voie de Bayle : suivisme de la conscience. Toutefois, ce qu’il faut savoir est que la conscience est errante et partant, elle peut se tromper, elle peut s’égarer et ne peut apporter de réponses à tout. La conscience ne se maitrise pas du moment où l’inconscient peut prédominer et bien des fois. La conscience peut donc être inconsciente.
L’invite de Paul Valadier à une entente entre le politique et le religieux peut, estime-t’il, participer de la démocratie. Mais ne serait-on pas tenter vers une influence de l’un sur l’autre et vice-versa ? Le passé doit nous interpeler. La question est assez complexe et l’auteur, pourrait-on dire, est à plusieurs niveaux de son argumentaire, poussé vers des analyses politiques trop rigides, strictes, sans concession. Il manque de flexibilité et ne fait pas montre de capacité d’adaptation des ambitions rationalistes en politique. Même si les religions créent un lien social et éclairent la politique, comment pouvoir oublier qu’elles ont été sources de conflits politiques ? Ce serait un retour à tous les absolutismes. Les attentats au nom de Dieu en témoignent. Les conflits interreligieux sont à nouveau à l’ordre du jour. L’intégrisme islamique s’est propagé dans le monde sur fond de crise sociale et politique. Récemment en janvier 2015 avec le massacre des journalistes de « Charlie Hebdo » on note manière frappante le phénomène d’une religion qui se fait politique et ses conséquences néfastes. Une méfiance d’autant plus que les courants religieux ne sont pas en marge des mouvements fanatiques et d’intolérance, encore que notre démocratie est une quête inachevée, un régime fragile.
Dans l’histoire, les religions ont parfois pris des orientations politiques progressistes, en développant un courant de pensée théologique chrétienne (Amérique latine), suivi d’un mouvement socio-politique, visant à rendre dignité et espoir aux pauvres et aux exclus et les libérant d’intolérables conditions de vie (théologie de libération). La question religieuse et politique, et les grands phénomènes sociaux et religieux, presque en sommeil depuis de nombreuses années, ont eu du mal à trouver des explications théoriques claires. La question brûlante que pose au politique le retour du religieux, engage la quête de sens, la conception de l’ordre et de la paix sociale, et relance sous de nouvelles formes le questionnement du pouvoir absolu autant religieux que civilo-politique. Besoin est de rappeler les liens historiques et affectifs anciens entre politique et religion. Les religions étudient la nature de l’homme : qui suis-je, d’où viens-je, où vais-je, qui domine quoi ? Mais la politique régit la société, en essayant d’apporter le minimum de vie et de bonheur aux citoyens. Il s’agit de deux mondes différents.
Par ailleurs, Paul Valadier fait référence dans son ouvrage à la sécularisation, un regard sur ce point nous parait utile. Quand il parle du processus rationnel de sécularisation en Europe, il faut se rappeler que c’est ce lien étroit que la philosophie moderne a petit à petit défait, en commençant par jeter les bases théoriques d’un État souverain débarrassé de toute tutelle théologique. Machiavel, Hobbes et Spinoza, chacun à sa manière, ont contribué à ce mouvement. La rentrée thématique de l’intégrisme religieux est si peu attendue en Occident, malgré des signes existant depuis fort longtemps, que la réflexion politique se trouve en décalage avec l’événement. Il est tout à fait clair que la sécularisation que réclame la modernité a créé en Europe un monde laïc et une pensée technicienne. Or, en Orient, la montée d’un islamisme politique et la renaissance d’un terrorisme djihadiste provoquent des effets politiques qui ne cessent de croitre, en Occident aussi. Rappelons le Moyen-Orient, des guerres déterminées par un contexte géopolitique et économique deviennent des guerres proprement interreligieuses ou intra-religieuses. Une réflexion s’avère nécessaire. S’opposer à la religion exige un athéisme militant certes, mais admettre le retour aussi du religieux dans le politique, c’est se lancer encore dans les conflits politico-religieux comme au passé. La religion n’est pas la paix qu’elle prétend être. Toute religion est imprégnée des images de consolation et d’intérêts sociaux. Si étymologiquement, elle signifie « relier », la religion est censée unir les hommes. Chez Marx, la religion se nourrit non seulement de la détresse sociale, mais elle contribue à l’alimenter. Pour Nietzsche, la religion chrétienne est hostile à la vie.
Et en France, les chrétiens pratiquants diminuent de plus en plus. Au nom d’un monde idéal, la religion dévalorise la vie terrestre avec ses dogmes. La géopolitique mondiale serait traversée par le « retour du religieux », devenu la principale clé de compréhension des bouleversements du monde postmoderne. Sans tomber dans le discours idéologique du « choc des civilisations » de Samuel HUNTINGTON, en ce début de XXIe siècle, Il est incontestable que les conflits de religion construisent un modèle défiguré, voire criminel. C’est un rappel des guerres de religion en Europe. Force est de constater que la question du religieux se place souvent au centre de leurs réflexions politiques.
Conclusion
La manière la plus réaliste de régler les conflits entre religion et politique est la laïcité. Elle est comme séparation de l’État et des Eglises, et a une attitude d’accompagnement, de veille. Cela ne signifie pas qu’on s’oppose aux croyances, au contraire la laïcité leur accorde l’indépendance. Elle reste une philosophie au sens d’un savoir-vivre et de vivre-ensemble et non une philosophie de combat ou de guerres. La République n’est ni religieuse ni athée, mais le garant politique de l’espace public et de la vie privée. La séparation de l’État et de l’Église apparait donc comme un de ses moyens. Grâce à la laïcité, l’État républicain pourra garantir la défense des droits individuels et des lois communes. Enfin, la religion est un produit immatériel de la société et conditionnée par les conceptions morales d’une époque, et la politique plutôt d’un temps historique. Elle exprime l’effet de détresse des hommes face aux mystères du monde et doit être soumise à une critique dans sa signification d’illusion collective.

 

André-Marie GBENOU

 

 

André-Marie GBENOU: La grandeur dans une petite taille: Major Lian, et si on en parlait…!

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Et bien oui, l’intelligence, c’est comme les parachutes, quand on n’en a pas, on s’écrase, mais quand on en a, on reste debout comme Lian…
La grandeur dans une petite taille: Major Lian, et si on en parlait…!
andrmariegbenou.e-monsite.com

André-Marie GBENOU: Dossier UAC

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Plus d’un attendaient l’intervention gouvernementale salvatrice dans cette crise qui est de genèse lointaine. Comme ils en sont souvent  habitués avec le  gouvernement de sieur Boni YAYI qui intervenait en tant que médiateur accordant la faveur du côté des étudiants, titillant ainsi à moult reprises l’autorité rectorale, les étudiants ont encore cette fois-ci sollicité la clémence du pouvoir central pour le dégel de cette crise. Mais l’actuel gouvernement ne jouera plus de la même façon comme on l’aura compris depuis hier à travers le message du P.R qui laissait entendre  » on ne voudrait pas remettre en cause l’autorité rectorale dirigée par le Prof. Brice A. SINSIN…
On ne voudrait pas intervenir directement et ostensiblement »,
Pendant que plusieurs portent de vives diatribes et cancanent sur cette position du gouvernement, moi je pense qu’elle est appréciable et sera appréciée si vraiment elle demeure telle jusqu’au dégel qui ne sera que du fait de l’UAC elle-même.. Le problème de la flash est un gros problème.Et que le problème de l’administration universitaire soit réglé par ses autorités.
 L’Université d’Abomey-Calavi est un Etablissement Public à caractère Administratif (EPA) et remplit une mission d’intérêt général. Il dispose de la personnalité morale, donc sujet de droit et jouit d’une autonomie de gestion. L’UAC dirigée par le recteur n’est pas un établissement privé auquel on a confié une mission d’utilité publique et dans la gestion duquel le gouvernement doit tout le temps s’ immiscer des fois de façon godiche. Non c’est un service public administratif plein. Si un EPA dans sa décision doit tout le temps être remis en cause, pourquoi parle-t’on d’autonomie, d’indépendance alors qu’en réalité ce ne l’est pas? Quand je parle d’autonomie je ne parle pas de l’autonomie financière mais du pouvoir, de la gestion de cet établissement.
L’autorité rectorale qui prend une décision que plusieurs pensent injuste n’agit que pour l’intérêt de tous. On avance comme raison qu’ailleurs il y a toujours deux sessions, je ne refuse pas mais la France n’est pas le Bénin. Il y a au moins trois universités nationales dans chaque ville ( pour Paris, on en a jusqu’à 13 au moins, pour Lyon, on en a 3 au moins et plusieurs centres privés). On ne compare pas deux choses incomparables.
Je ne remets pas en cause la session de rattrapage mais quand il y a péril en la demeure, il faut trouver la juste mesure. A quoi bon de sortir des diplômés chaque année en grand nombre bien qu’ils n’eussent fait la moitié du programme? Un enseignant devant 3.000 étudiants, quand même. Même si aucun amphi n’a cette capacité de contenir ce nombre, et les copies?l La flash est devenue cette entité où s’ amoncellent ceux qui veulent se reposer. Rares sont ceux qui s’ y inscrivent pour vraiment étudier et ceux-ci comprennent toujours et adhèrent d’ailleurs aux bonnes décisions. Sur 100 étudiants, à peine ils sont 10.
Un centre d’enseignement reste un lieu de savoir, université qui plus est.
Si les enseignants qui sont quand même des pères et mères de famille, les autorités décanales, rectorales pensent qu’il faille faire d’une telle façon pour le bien actuel et futur de tous, pourquoi ne pas y aller? Si on ne trouve pas une mesure juste à la flash avec cette pléthore (numéraire), quid des années à venir?
 Si chaque gouvernement qui passe, doit toutes les fois remettre en cause les décisions rectorales pourtant quelque peu justes pour palier la crise, on aboutira à rien du tout, l’évolution zéro, position statique.
Par le passé, le gouvernement YAYI s’ est immiscé et ce moult fois dans la gestion de l’UAC en remettant bien de fois les décisions rectorales  par le truchement du ministre ABIOLA et c’était si fréquent qu’on se demandait si les Professeurs SINISN et ABIOLA ne s’entendaient pas. SINSIN prend une décision, l’autorité de tutelle (ABIOLA) la casse, chien et chat?  du cinéma. Les interventions gouvernementales du moment ont été en faveur des étudiants, ce qui n’était des fois que de la pure complaisance – je pense -le gouvernement  YAYI ayant agi ainsi des fois pour être bien vu des étudiants espérant des avantages futurs lors des élections  » YAYI notre sauveur ». Ce qui faisait que pour chaque problème à l’UAC c’etait le gouvernement qui le tranchait. Mais où en sommes-nous? Statu quo, rien n’avance. Si tous les gouvernements allaient intervenir pour remettre en cause l’autorité du recteur dans ses décisions mêmes celles justes et idéales, le problème de l’UAC, de la FLASH demeura tel encore et restera irrésolu bien que sa genèse date d’il y a bel âge. Le système LMD demande plusieurs exigences que notre réalité ne saurait prendre toutes en compte. Et les enseignants ne sont pas des machines.
A l’ENAM, l’effectif en première année d’Administration Générale était de 342 étudiants. Les années qui ont suivi, c’est passé à 450, cette année c’est à 600. Les enseignants se plaignent de cet effectif, alors quid de la faculté alors? en 2011-2012, la FLASH à elle seule faisait 40 pour cent de l’effectif de l’UAC avec  34.690 inscrits pendant que la FADESP, la FAST et la FASEG toutes ces trois facultés mises ensemble faisaient 32.250;. Ceci voudra dire qu’en ce temps, la FLASH en effectif faisait toutes ces trois facultés réunies. Actuellement, l’effectif des étudiants de la FLASH dépasse 40.000, soit plus de la moitié des étudiants sur le campus bon sang.Mais où sommes-nous? Le problème de la flash n’est pas le système LMD, je suis désolé, c’est l’effectif pléthorique mesdames, mesdemoiselles et messieurs.
Il est  inconcevable ma foi qu’un universitaire pour une session ait à corriger 9.500 copies, ma mamia, c’est de la folie ça et seuls les enseignants peuvent comprendre la lourdeur et à la pression auxquelles ils sont sujets. Mettez-vous à leur place pour l’amour de Dieu. Il faut prendre une décision et celle ayant été prise me parait bien appréciable: session de rachat et non session de rattrapage. On peut aller en session de rattrapage et être ajourné comme on peut aller en session de rachat et passer. Ce qu’il faut savoir c’est que l’enseignant est le maître dans sa matière et peut composer de la façon dont il entend son épreuve. Il peut faire mal en corsant l’épreuve comme il peut être en décider autrement. Mais peu d’enseignants s’ inscrivent dans le premier cas. Celui qui échoue a surement commis une petite erreur non? Pas toujours vous allez me dire, mais pourquoi tout le monde n’échoue pas?
Il faut régler le problème de la flash. Quand on ne veut pas esquiver le mal, on se retrouve dans le pire: invalidation de l’année universitaire à la FLASH. Je me déclare complètement incompétent pour dire si c’est bienvenu ou pas cette sentence rectorale, tout ce que je sais en tant que juriste c’est que le recteur a agi par voie d’autorité en prenant cet acte de puissance publique et je sais et je le pense avec opiniâtreté, cette décision demeurera telle parce que nous sommes déjà à la fin du mois d’août, on ne saurait reprendre certaines choses pendant que la faseg a fini l’année et les autres facultés sont entrain de finir, la flash s’amuse. S’ il y a une faculté en Afrique qui ne termine jamais son programme d’année c’est bel et bien la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’UAC (BENIN). Il faut qu’à un moment donné, on fasse face à la réalité au lieu de se mettre dans des posture non moins idéalistes, que dis-je postures idéalistes. La réalité de la flash est là et l’idéal est de trouver une solution qui ne compromette tout de même pas les nouveaux bacheliers qui désirent s’ y inscrire. Le tri a été opéré cette année pourtant le nombre reste et demeure rocambolesque. Tout le monde veut s’ inscrire à la flash parce que c’est à la flash qu’on ne va jamais au cours mais on réussit toujours, c’est à la flash qu’on a les épreuves les plus faciles (qcm, vrai ou faux en géographie), c’est à la flash que sur 10 étudiants 8 sont boursiers pourtant dénués pour la plupart  d’intelligence et commettant les impairs littéraires les plus colossaux, quoique littéraires, ils soient.Prenez un peu exemple sur la FADESP. Je me rappelle il y a deux ans, à la pression session SJ2, seuls sept étudiant avaient la moyenne. Si c’était à la flash, on aurait assisté à des casses, pas vrai?
Parlant de la position gouvernementale, pendant qu’une ribambelle d’individus pense que le gouvernement à travers le message de Sieur TALON a donne une position godiche, maladroite, une décision de gouvernement incapable, je pense le contraire passe qu’il est grand  temps que les cafouillages, les désordres auxquels on assistait sous l’ancien régime YAYI je veux dire, cessent. Le Président TALON ne veut pas complaire à qui que ce soit. Toute position venant d’une personne investie d’autorité publique dans une affaire aussi empreinte de délicatesse plaira à une catégorie X et déplaira à une autre Y, ça c’ est clair. On ne saurait dans ce cas précis satisfaire les deux groupes à la fois, même si cela arrivait il y aurait toujours un ou mécontents qui auraient souhaités que cela les arrange eux seuls.
Le chef de l’Etat ne veut pas d’un second mandat et sérieusement , il n’est pas question de donner des sales faveurs aux étudiants dont la contrepartie futuriste sera leurs voix  aux élections futures( YAYI attendait des faveurs, TALON non, il sait ce qu’il a à faire et il ne veut pas des faveurs d’étudiants pour sa réélection). Il faut rompre avec certaines choses: la complaisance et le faux. Monsieur Boni YAYI et son gouvernement sont intervenus plusieurs fois dans les décisions rectorales en anéantissant d’ailleurs l’ autorité morale de l’équipe rectorale à plusieurs reprises. Les étudiants étaient contents de la médiation salvatrice du gouvernement en leur faveur mais actuellement le problème est encore là…
On aurait pu laisser les autorités compétentes agir pour que ce problème soit réglé une fois pour de bon. Maintenant l’année est invalidée et beaucoup d’étudiants surtout les sérieux et innocents voient leurs peines et efforts morts, anéantis, année perdue. Qu’est ce que ça peut être choquant…! Des gens qui ont des projets se les voient chambouler.
Au demeurant, ce qu’il faut retenir:
– L’établissement universitaire est autonome, que son indépendance soit reconnue comme l’a souligne le P.R et que les mesures justes soient prises par les autorités compétentes.
-Si les étudiants tiennent à ce que cette décision soit annulée, je pense qu’il est un peu tard parce que d’abord: le Recteur ne souhaiterait pas revoir sa copie (recours gracieux), ensuite le ministre de l’enseignement supérieur (donc membre du gouvernement) ne voudrait pas remettre en cause l’autorité rectorale, sujet de droit et disposant donc de personnalité morale, alors chers étudiants, allez-vous recourir à la dernière alternative? Le recours juridictionnel? Le juge administratif ?en lui demandant l’annulation de la décision rectorale en recours pour excès de pouvoir? Sur les deux mois, il n’en reste qu’un. Y tiendrez-vous chères fameuses représentations estudiantines fneb et tutti quanti? En ce temps, on serait déjà dans une autre année 2016-2017, la FASEG, la FAST, la FADESP auraient commencé une nouvelle année et vous?
La faseg a fini il y a deux semaines, la fast et la fadesp bientôt et ce sera toujours ainsi. Vous ne finissez jamais le programme d’année à la FLASH, malgré cela on vous fait admettre en année supérieure malgré vos tares, vos désordres; il est temps de trouver une solution non pas seulement pour régler le présent uniquement mais qui prendra en compte les années futures, qui intéressera nos jeunes frères qui désirent étudier et réussir dans de non moins bonnes conditions, que dis-je dans de bonnes conditions.
Je propose pour l’avenir que que les inscriptions dans les facultés soient soumises à des études de dossiers (que celui qui désire faire la philosophie, aie certaine moyenne en philosophie et dans certaines matières comme on le fait pour des écoles) de façon que:
 – celui qui exprime le désir de faire les branches littéraires à l’université, qui a eu de bonnes notes en littérature au BAC et au second cycle (depuis la seconde) soit admis dans les facultés spécialisées: FLASH et FADESP et dans les écoles s’il a eu de très fortes moyennes dans les écoles ( administration générale, ENAM, etc…)
– celui qui a exprimé le vœu d’aller en sciences économiques et autres branches reliées, qui a eu de bonnes notes au BAC et depuis la seconde dans les matières de la série G, et les matières spéciales des séries C et D soit admis à la FASEG et dans les écoles s’il a eu de très fortes moyennes dans les écoles ( ENEAM, …)
– celui qui a eu de bonnes moyennes en sciences expérimentales et qui exprime le voeu d’y continuer les études à l’université, soit admis à la FAST, et dans les écoles s’il a eu de très fortes moyennes ( Hydrologie, EPAC, FSS, INMES, etc…).
Autre chose dans les écoles, il y certains cas spéciaux qui sont admis ( fils du personnel enseignant, administratif ou machin), mais il faut prendre des personnes prenables.  Prendre le fils d’un enseignant ou d’un député qui a 10 de moyenne qui vient de flaner à l’ENAM ou à l’EPAC pendant qu’en ce temps, celui qui a 16 de moyenne n’a pas été pris, non koyyiiiii où sommes-nous? Depuis quelques années (2007) le désordre s’est accentué. On n’est plus au temps du changement de l’ordre en désordre, ni de la refondation du désoredre. Nous sommes à l’ère du nouveau départ et la rupture doit prendre en compte tout ça.
Au demeurant chers étudiants, respectons-nous et respectons les dispositions. Que celui qui veut faire une marche, un mouvement de grève légal le fasse dans les règles, pas dans le désordre, pas en violentant ses pauvres camarades étudiants qui refusent de s’ associer-pas en bastonnant jalousement et diablement les pauvres élèves de l’ENAM, de l’EPAC ( il faut qu’ils donnent la joie au cœur à leurs parents qui dépensent beaucoup car eux autres ils paient des droits de formation allant jusqu’à 400.000F, vous non, seulement 15.000F seulement si vous êtes doyens, vous voyez de quoi je parle), pas en mettant feu aux véhicules des enseignants et autorités. On est étudiant mais chacun sait ce qu’il veut et tout le monde n’est pas d’accord avec vos fameux mouvements- des fois insanes-…Quand c’est bon, on le sait. Soyons disciplinés. Nos doléances ne tombent pas dans des oreilles de sourds, le recteur, les doyens, les directeurs, les enseignants et enseignants sont des parents et ils comprennent. Et quand vous pensez qu’ils n’ont rien à cirer dans vos miteux problèmes et doléances parce que eux leurs enfants n’étudient pas ici, détrompez-vous, rares sont ceux dont les enfants étudiants à l’extérieur (argument de gros flemmards).
Et vous chers étudiants doyens, vous faites trois années, obtenez la licence; vous faites cinq ans, six ans, ayez le master  et si vous tenez à avoir le doctorat, armez-vous. Que les vieux, les doyens qui sont étudiants depuis 2001 (15ans) aillent prendre soin des nombreuses femmes qu’ils ont engrossées au lieu d’influencer les jeunes qui veulent étudiants.Tout le monde ne veut pas avoir la maîtrise en deuxième année…Les vrais étudiants sont ceux qui ont la Licence 2 en deuxième année, la maitrise en quatrième anée.
Je suis étudiant vous savez mais certains de vos comportements m’écœurent. Un étudiant ne doit pas se comporter comme un terroriste, un étudiant reste un étudiant, s’il commet des actes de terrorisme, il est terroriste sera traité comme un terroriste…
Dossier UAC, et si on en parlait?
andrmariegbenou.e-monsite.com / dimariagbenou.wordpress.com

Les blagues d’André-Marie.

 

Blagues

1-   L’enseignant finit son cours et décide de récompenser les deux meilleurs de la classe. Mais il se rend compte qu’il n’a qu’un seul cadeau sur lui. Il décide de différer mais les élèves tous lui demandèrent de départager les deux égaux. Il lance « Entre un nordiste et un sudiste qui gère souvent bien ce qu’on lui confie.?   Moussa répond c’est le nordiste. En guise d’exemple, Ouattara dioula du nord gère mieux que Gbagbo bété du Sud. Faux, réplique Samson, tu vas trop loin. Les gens du nord mettent le pays à terre, les sudistes le relèvent. Kerekou fait sombrer l’économie Soglo la redresse, Yayi met à terre le pays, Talon le relève. Eberlué par cette dernière réponse, le professeur ne savait quand le présent est tombé de ses mains. Samson s’abaisse, le ramasse et le rend à l’enseignant, en ajoutant  » et les gens du Sud comme moi, se comportent bien ».

Il a gagné le cadeau.

2-  Quand on demande à quelqu’un son pays de rêve et il ne dit rien, svp ne cherchez plus.
– Amani Tidjani voulait des véhicules à l’extérieur et les dissimulait au Bénin.
– Djotodia a fuit Bangui  et a trouvé refuge au Bénin.
– Quand  il y a conflit armé, inondation, ou tout phénomène similaire au Togo,réfugiés et déplacés viennent tous au Bénin.
– Les américains, britanniques, ivoiriens, tchadiens veulent vrai gris, c’est au Bénin ils trouvent.
– Modèle démocratique en Afrique, c’est le Bénin.
– Nigérien veut aller à l’école gratuitement, c’est au Bénin qu’il vient.
– Les statisticiens ont établi que sur 5 putes à Cotonou, 4 sont étrangères.
– Hollande veut un Président qui va pleurer en France, c’est le béninois il a trouvé.
Attention, je n’ai rien contre quelqu’un inh, j’adore le Bénin,  le pays de rêve de tout le monde.
3- Qui a dit que Dieu n’est pas corrompu? A la fin de ce mois j’ai volé 100.000 F CFA à quelqu’un. Le dimanche j’ai donné ma dîme 10.000F , en demandant à Dieu de m’aider, de me protéger pour que je ne sois pas attrapé. Je n’ai jamais été attrapé. Dieu a pris sa part et il m’a donné protection.
4- Quand un élève pose une question à l’enseignant et celui-ci la repose à toute la salle, sachez qu’il ne connait pas la réponse.
5- C’est la finale du Jeu Concours Francophone  » Qui connait le monde francophone » qui se déroule à Dakar . Plusieurs personnalités y étaient,  le président Patrice TALON du Bénin  y était. Même Boni YAYI qui n’y était invité, a répondu présent.
Dernière manche du Jeu  » QUI CONNAIT ». 190 – 190, le français et le béninois sont ex æquo. Une  question pour départager QUESTION D’IDENTIFICATION? une grande interrogation à trois indices.
Ainsi commençait l’animateur… Question identification 30 POINTS. Qui répond gagne.
Top…
 – 1er indice (30 points) .Homme politique africain, né dans son pays d’origine…. (ça ne vient pas)
– 2e indice ( 20 points ). Il a été président de la république dans son pays et répond toujours lorsqu’on le questionne pour les affaires louches  » je n’étais pas au courant »…. (ça ne vient pas)
– 3e Iindice (10 points).
Il s’ agit d’un Etat frontalier au géant Nigeria où le P.R est venu au pouvoir avec sa femme et a fini son mandat sans femme.
poooou le Béninois répond YINDIE; non non, son nom dit l’animateur , repliiiiiiiiiiipe, le français répond YINWE. Non, il est assis à côté de son actuel Président, son vrai nom,,,,,,,,,,,,
Boni YAYI est tombé de son fauteuil d’observateur . Il hospitalisé à l’Hôpital de Saint Louis au Sénégal.
6-  En deuxième année de Sciences Juridiques, Kohoundjè était face à l’épreuve de Droit International Public
.
Sujet:   » l’individu est un sujet de droit en relations internationales. Est-ce une vérité? »
Kohoundjè ne savait quoi écrire, ses  camarades étaient au travail, mais lui non. Il n’écrivait rien. Copie vierge? il sera sanctionné. A dix minutes de la fin
il  met sur sa copie:  » Monsieur l’enseignant, Dieu a dit de dire la vérité partout donc c’est vrai ce que je vais vous dire. L’individu dont il s’ agit ici (moi) n’a jamais suivi votre cours parce qu’il n’a pas ce temps. Mais vous savez quoi, hier, cet individu était en boite de nuit et il a aperçu l’un de ses enseignants avec une de ses étudiantes. Ils – cet enseignant et la fille étudiante en droit aussi – ont pris la direction de l’hôtel d’à côté et y ont fait plus de deux heures.  Cet individu étant un bon sujet de droit, a pris des photos du couple à l’hôtel qu’il remettra d’une part à l’épouse de l’enseignant à la maison et qu’il collera d’autre part sur les murs de la Faculté si et seulement si à l’affichage des résultats dans sa matière, l’individu que je suis, n’a pas au moins 17/20.
Les résultats sont sortis, Kohoundjè a eu 19/20.
7- Lors des mouvements estudiantins à l’Université Cheick Hamidou Kane du Bénin contestant l’invalidation de l’année à la Faculté de la Littérature et Sciences Humaines (FLISH), des matières fécales ont farci deux salles de compo la veille du début des examens à la Faculté des Sciences.
Les autorités rectorales et décanales soupçonnent les étudiants qui eux, nient.
Pour éclairer, les autorités feront venir lundi matin 5 féticheurs pour l’identification. La veille à 23h, SATOO le 1er Responsable BUE de la FLISH entre dans l’une des salles pour ramasser sa part qu’il a laissée. Il était surpris de voir dans la salle sombre ZESSIMIN le Responsable d’amphi de la Géo 3e année. Chuuut, fit ce dernier.  » Il y a des bruits à côté, c’est les policiers qui poursuivaient GBOLANDOU le Président FNEB allant dans la salle contiguë avec une petite pèle et un sachet.
8- Les filles claires de teint meurent vite parce qu’elles ne s’ entretiennent pas bien comme le font les femmes noires. Elles ne se lavent pas bien et passent des pommades tous les jours.
9-  L’islam et la chrétienne ne sont pas la même religion et n’ont pas le même Dieu.
Les fidèles du premier tuent au nom du coran ( les terroristes), peuvent avoir jusqu’à quatre femme alors les chrétiens, leur Dieu leur demande de prendre une femme et de s’occuper d’elle et proscrit la tuerie. Atte,tion, je n’ai rien contre les musulmans inh, ma fiancée s’appelle Aicha.
10 – En plein cours d’agroéconomie à la Faculté des Sciences Agronomiques de l’UAC Monsieur X, député, anciennement ministre et titulaire (enseignant) de ladite matière dit:  » l’agro-économie est une bonne branche de l’agronomie. Beaucoup s’ y spécialisent à cause de l’économie, et ils ont des idées noires souvent: vendre leurs produits parfois dépassés, tirer au maximun leurs lucres et appauvrissent les autres dans leur concurrence. Moi j’appelle ça de la tricherie et c’est du vol. Un bon agronome ne doit pas voler… », aussitôt l’étudiant Kocou le reprend fermement: je suis désolé Honorable, vol? vous êtes mal placé pour nous le dire parce que vous en 2015… » Il n’a pas pu finir quand Monsieur X s’ est évanoui. Il est dans le coma depuis deux semaines.
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Les blagues de André-Marie
Production de André-Marie GBENOU.

André-Marie GBENOU: Quand on refuse, on dit non.

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Brève étude romanesque: QUAND ON REFUSE ON DIT NON

Présentation de l’oeuvre

D’origine ivoirienne, Ahmadou Kourouma est né en Côte d’Ivoire en 1927 et mourut en France en 2003. Auteur de plusieurs œuvres dont Allat n’est pas obligé qui lui obtint le prix Renaudot en 2000, Ahmadou Kourouma est l’un des plus grands auteurs africains, en l’occurrence de l’Afrique Occidentale.

Œuvre posthume et d’ailleurs dernière de ses œuvres, Quand on refuse, on dit non retrace les moments forts de la guerre tribale en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une échauffourée qui mettait aux prises les Bété du Sud et Dioula du Nord, laquelle échauffourée fut à l’origine d’importantes pertes en vies humaines.

La couleur noire de la première couverture accompagnée du regard dédaigneux du jeune sur la photo, laissent déjà penser à un message affreux et horrible que s’en va narrer l’auteur.

 

Bref résumé de l’oeuvre

Quand on refuse, on dit non relate les moments forts de la guerre tribale en Côte d’Ivoire. La guerre du Liberia terminée, Birahima, enfant soldat, héros du roman, est arrivé chez son cousin, qui vivait avec sa femme. Là, le héros mène une vie placide, tranquille jusqu’à la triste mort de son cousin. Il fut alors hébergé par l’Iman Youssouf Haidara, père de la fille Fanta dont il s’éprendra plus tard. Il fut subjugué par la fraicheur douce et la beauté de la jeune mousmé. Birahima acceptera de conduire la princesse hors de la ville de Daloa afin de fuir les massacres qui y perdurent, espérant obtenir protection chez les siens.

Tout au long de leur voyage, la jeune intellectuelle Fanta s’attelait à conter à Birahima l’histoire économique et socioculturelle du pays .

Mais le héros, sur la route de Bouaké, avec son bas niveau d’étude et de compréhension essayait de cerner ce que lui narrait la jeune princesse.

 

Structure de l’œuvre

Composé de 160 pages dont une partie supplémentaire( de page 141 à 160), Quand on refuse, on dit non est structuré en trois grands chapitres.

  • Le Chapitre 1 est consacré au récit de la guerre au Liberia puis le début de la guerre en Côte d’Ivoire entre Bété et Dioula (page 11 à 36) ;
  • Le chapitre 2 quant à lui est réservé en partie à la narration de l’histoire du pays (37 à 84) ; et
  • Le troisième chapitre parle du voyage de Birahima et Fanta (85 à 140).

 

Thème principal

Quand on refuse, on dit non regorge une panoplie de thèmes. Mais il faut noter que le principal autour duquel gravitent les autres est : la guerre tribale.

Personnage principal

Birahima est le héros du roman.

Après une mauvaise période de guerre au Liberia et en Sierra Leone, Birahima revient dans son pays d’origine, la Côte d’Ivoire où sévissait aussi la guerre tribale.

Il resta d’abord chez son cousin et sa femme Sita, professeur de français au Lycée avant de rejoindre après la mort de son cousin, l’Imam Youssouf Haidara, père de la fille dont il tombera amoureux.

Quelques mots ou expressions

  • aller griller son arachide : s’enfuir
  • flagornerie : flatterie basse, insignifiante, non considérable
  • hétéroclites : qui s’écartent des règles d’art
  • mignoter : cajoler, traiter avec tendresse
  • vitupérer : blâmer violemment ; signifie aussi éviter
  • être à cul : ne plus avoir de ressources
  • être tombé sur le cul : être stupéfait

 

 

Du même auteur :

Les soleils des indépendances (1970)

Monnè, outrages et défis (1990)

En attendant levote des betes sauvages (1998)

Le Diseur de vérité (1998)

Yacouba, chasseur africain (1999)

Le chasseur, héros africain (1999)

Le griot, homme de paroles(1999)

Allah n’est pas obligé(2000)

 

Etude romanesque faite par André-Marie GBENOU en 2013 ( Archives), publiée en 2016 sur dimariagbenou.wordpress.com et andrmariegbenou.e-monsite.com

 

André-Marie GBENOU: Mandat unique, pourquoi pas?

unique

Le projet de mandat unique, du moins le mandat unique tout simplement, fait à l’instar de tout autre sujet crucial, l’objet de positions diverses. Pendant que certains tonitruent que c’est un projet suicidaire, d’autres par contre le trouvent légendaire.

Ce qu’il faut quand même retenir c’est qu’il s’agit d’une vision que Sieur Patrice TALON, candidat à la MARINA lors des joutes électorales, avait inscrite dans son projet de société, lequel projet nous a convaincus, du moins les plus de 60 pour cent à voter massivement pour lui.

Le vœu de tous c’est la paix, le bonheur. Nous sommes en paix certes mais   »Præstat cautela quam medela ».   Ce n’est pas au moment venu que nous allons courir à toutes parts. Pour éviter ce qu’on ne souhaite pas  il faut tout renforcer; renforcer les structures de l’Etat, les sociétés d’économie mixte, assurer une vraie autonomie et un renforcement clair des institutions, des juridictions; renforcer la sécurité et tout simplement, pour ne pas être verbeux, il faut épanouir et développer l’homme dans toutes ses dimensions positives, puisqu’il est au cœur de tout développement et de tout. La paix c’est l’homme qui la crée. La CENA et la LEPI, c’est les hommes, les tribunaux et cours, c’est les hommes.

Il est bien vrai, la plupart des Etats que nous prenons pour modèle n’ont pas opté pour l’unicité du mandat( USA, FRANCE; et cætera) et ils réussissent tant bien que mal(sauf démence ou gourance de ma part) les missions régaliennes qui sont les leurs.On peut prendre pour modèle et ne pas copier le modèle ou faire certaines exceptions.De toutes les façons, on ne fait que surprendre le monde entier positivement. La Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation ( CNFVN), unique en son genre dans l’espace africain, mérite exemple. Beaucoup d’autres Etats, ont voulu faire comme le Bénin, mais n’ont pas pu. Depuis l’avènement du Renouveau Démocratique, nous organisons et connaissons des élections libres et apaisées et constituons de ce fait un modèle pour les autres Etats du monde. Nous pouvons aussi surprendre positivement en optant pour le mandat unique.

Pour ceux qui se demandent s’il est possible de gérer un pays en cinq, six ou sept ans sans avoir à renouveler le mandat et réussir, permettez que je vous dise que les exemples, il ne faut pas, à tout moment les chercher ailleurs. Nous avons un exemple-type au Bénin: le cas du Président Nicéphore Dieudonné SOGLO qui a dirigé le pays, seulement du 4 avril 1991 au 4 du même mois de l’année 1996.

En cinq années seulement, malgré les crises au Libéria et au Togo qu’il gérait en tant que Président en exercice de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest, ès qualités, le Président SOGLO a géré au mieux les intérêts du pays, redressé l’économie béninoise en lui donnait une belle image. Il était vu comme le modèle de la transition démocratique et fut fortement apprécié des institutions de Bretton Woods.Même si nombre de personnalités y compris Monseigneur Isidore de SOUZA d’heureuse mémoire, au nom de la Conférence Episcopale lui reprochaient des actes de népotisme et d’autres vices, le Président Nicéphore SOGLO, qui n’a connu qu’un seul mandat, a réalisé des prouesses et a fait évoluer le pays. C’est bel et bien possible; celui qui veut vraiment travailler s’arrange toujours.

Pour ne être loquace et venir directement à la question il faut savoir que plusieurs personnalités du pays ont émis un avis défavorable sur la question de mandat unique. C’est le cas du Professeur Mathurin NAGO , du politologue Francis LALEYE et de nombreux autres proches de l’ancien pouvoir, qui éconduisent le projet pour des raisons que seuls ils savent vraiment. Les femmes non plus, ne restent en marge de la question. On peut voir Me Marie-Elise GBEDO, ancien Ministre de la Justice de YAYI  qui a donné une position claire dont j’ai gardé copie.

« Les femmes juristes sont opposées à la proposition de l’institutionnalisation d’un mandat unique ,…il  faut laisser au président élu le choix de se présenter pour un ou deux mandats ». Pour la présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin, « Nous ne pouvons nous focaliser sur les dérapages du passé pour justifier le bien fondé de l’instauration d’un mandat unique ».

Pour dire en peu de mots, beaucoup préfèrent encore le mandant renouvelable. Mais je pense que le mandant renouvelable présente d’innombrables insuffisances. Plusieurs arguments constituent l’ossature de ma position.

1- Le mandat renouvelable: source de détournement de fonds et biens publics.

Dans une certaine mesure, quand un Président  est en fin de mandat  et désire le renouveler, il faut qu’il batte campagne; avec quels fonds? Pendant que les candidats nouveaux se penchent sur leurs richissimes connaissances qu’ils ont ou carrément sur le peu qu’ils ont avec à l’appui leur projet de société, les candidats à leur propre succession pour la plupart, puisent dans les fonds de l’Etat ( de toutes les façons, c’est eux qui gèrent et qui connaissent l’état de l’économie étatique) pour indubitablement, pour certains, acheter les consciences surtout pour les populations bornées.

Parlant bien sûr de détournement de fonds aux fins de meeting le cas du Président  Nicola SARKOZY mérite attention . Pour illustration, il a en effet pendant qu’on y est, connu en 2012 de nombreux ennuis judiciaires quand la justice française a ouvert une enquête sur le financement d’un meeting à Toulon en 2011. Pour être bref, il aurait détourné les fonds publics pour battre campagne et perçu illégalement des intérêts. On assiste aussi à cet état de chose, quand le Président sortant , fait tout pour faire élire son dauphin en violant les textes, en utilisant les biens et moyens de l’Etat à des fins douteuses et opportunistes (cas du Président Bon YAYI dans la campagne passée pour Lionel ZINSOU, élection présidentielle de février-mars 2016, Bénin).

2- Le mandat renouvelable est parfois source d’affrontements directs et armés et de nombreuses autres bassesses

Plusieurs aspects méritent attention.

Bien que consacré par la plupart des lois fondamentales, le principe de la liberté de candidature aux élections présidentielles, heureusement respecté dans la plupart des États, a été parfois l’objet de restrictions visant à écarter des candidatures gênantes: de pures machinations cauteleuses. Ce qui a pour conséquence de frustrer les candidats écartés, mais aussi et surtout d’engendrer une tension qui a souvent abouti à l’affrontement armé. Ce fut le cas de la Côte d’Ivoire où l’instrumentalisation du critère de la nationalité a été utilisée pour écarter la candidature d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2000. Cela a rencontré l’aval du juge électoral qui avait rejeté sa candidature pour nationalité douteuse. L’instrumentalisation de ce critère a été un facteur explicatif de la guerre civile de ce temps.

Mais il  faut savoir que quand ce n’est pas la nationalité, c’est d’autres facteurs qui interviennent pour exclure les opposants de la compétition électorale. Au Togo, par exemple, la candidature de Gilchrist Olympio a été écartée en 1992 pour non-production d’attestation de conformité avec le Fisc .Des pays comme le Togo et la Côte d’Ivoire, qui ont procédé à des exclusions contestables de candidatures à la présidentielle, ont été les théâtres de crispations du jeu politique et de violences ayant dégénéré en guerre civile (en Côte d’Ivoire) et en confrontation entre les protagonistes politiques, nécessitant une médiation sous-régionale.

Parlant d’affrontement, je ne saurais faire fi de ce pays des Grands Lacs: le Burundi .

Les villes de Bujumbura , de Bururi et autres, ont été le théâtre d’homériques massacres. .Pourtant institué dans la constitution burundaise (article 96) émanant des accords d’Arusha et ayant fait l’objet d’appréciations et d’interprétations diversifiées,la question du mandat renouvelable une fois, a été à l’origine de controverse et a engendré d’affrontement armé quand le Président N’Kurunziza a exprimé son vœu de briguer un troisième mandat.

L’article 96 de la constitution qui est  sous le titre V relatif au Pouvoir exécutif et sous le point 1 relatif au Président de la République stipule que « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ». L’article 103 quant à lui qui est rédigé sous le même titre et sous le même point 1 que l’article précédent dispose que « Le mandat du Président de la République débute le jour de sa prestation de serment et prend fin à l’entrée en fonctions de son successeur.» A ma lecture de ces deux dispositions en tant que jeune juriste, il ressort que dans les conditions normales de gouvernance démocratique le Président de la République est élu au suffrage universel direct et que celui-ci ne peut exercer plus de deux mandats de cinq ans chacun. Le principe étant que le Président ne peut exercer qu’un seul mandat mais que ce mandat ne peut être renouvelé qu’une seule fois.

  L’aticle 302 que certains lui oppose, a été interprété autrement sans tenir compte de l’esprit du constituant. L’article 302 (alinéa 1) stipule que « A titre exceptionnel, le premier Président de la République de la période post-transition est élu par l’Assemblée Nationale et le Sénat élus réunis en Congrès, à la majorité des deux-tiers des membres. Si cette majorité n’est pas obtenue aux deux premiers tours, il est procédé immédiatement à d’autres tours jusqu’à ce qu’un candidat obtienne le suffrage égal aux deux tiers des membres du Parlement. » Il ressort de la lecture de ces dispositions que l’actuel Président de la République ayant pris ses fonctions à l’issue d’un vote au suffrage universel indirect, c’est-à-dire après avoir été élu conformément à l’article 302 de la constitution et après avoir prêté serment devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès conformément à l’article 103, son premier mandat a débuté en Juillet 2005 et a pris fin en Juin 2010.

Cet article 96 limite donc clairement le nombre de mandats présidentiels consécutifs à deux avec la condition qu’il soit élu au suffrage universel et même si l’article 302 est diversement interprété, on devrait s’en tenir à l’accord d’Arusha  du 28 aout 2000 qui a inspiré la constitution burundaise et qui a d’ailleurs réglé le problème en précisant en qu’à chaque fois qu’une loi de la Constitution sera contraire dans son fond  à l’accord, celui-ci aura valeur supérieure à la loi constitutionnelle.

Parlant du problème que constitue le mandat renouvelable, je ne saurais parler du pays des Grands Lacs, le Burundi et oublier le Burkina Faso qui est frontalier au Bénin.

Cas particulier du Burkina-Faso.

Je ne suis pas historien mais je vous invite à faire un petit retour sur l’histoire.

Il était une fois dans l’ancienne Haute Volta, un zigue moins apprécié mais très amoureux du pouvoir.Depuis sa prise de pouvoir après l’assassinat de son ami le capitaine Thomas Sankara, en octobre 1987, ce zigue dirige le pays en dehors de tout cadre juridique. C’est l’état d’exception, « la rectification » de la révolution sankariste. En 1991, Cet individu, nommé Blaise COMPAORE convoque une commission pour concocter une Constitution.Cinq personnes sont choisies pour rédiger la loi fondamentale, parmi lesquelles figurent l’actuel Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, une figure de la société civile, Halidou Ouédraogo, et le célèbre avocat Me Titinga Frédéric Pacere. C’est d’ailleurs ce dernier qui hérite du chapitre consacré au mandat présidentiel. Il propose un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Cela ne convient pas à l’entourage du président : après négociations, le nombre de mandats reste limité à deux, mais sa durée passe à sept ans. La Constitution est approuvée par référendum le 2 juin.

Le politicien étant insatiable, un an avant l’élection présidentielle, le gouvernement modifie l’article 37, en janvier 1997. « Une fois » disparaît et après c’est le mot »renouvelable » qui disparaît. Ceci dit,le nombre de mandats n’est plus limité. L’opposition était courroucée, mais n’avait à l’époque aucune marge de manœuvre.

Plus tard , le journaliste Norbert Zongo, qui enquêtait sur le clan présidentiel, est assassiné. Le Burkina s’enflamme, les manifestations se multiplient, le régime Compaoré chancelle. Pour calmer les esprits, le gouvernement revient sur l’article 37 en 2000. Non seulement, le nombre de mandats est à nouveau limité à deux, mais leur durée descend à cinq ans. Arguant du caractère non rétroactif de cette nouvelle Constitution, Compaoré, déjà élu en 1991 et en 1998, se représente avec succès en 2005 et en 2010.

2014: A un an de la fin de son dernier mandat constitutionnel, Blaise Compaoré émet un vœu: celui de réviser à nouveau la constitution.Encore? mais c’est tortueux. La partie froissée ne va pas se laisser faire. Le Burkina va connaitre des soulèvements populaires, actes de vandalisme, massacres et tueries homériques; on s’aurait imaginer dans LA CHACALA.

Je nous ai raconté cette histoire de l’ancienne Haute Volta pour que nous réfléchissions autrement, pour que nous nous rendions compte de ce que le mandat renouvelable et les folies de nos dirigeants peuvent engendrer.

3- Mandat présidentiel: source de machinations cauteleuses politiques

À l’approche de la fin du second mandat présidentiel, le chef de l’État, et ses soutiens, profitent de la majorité dont ils disposent au sein du Parlement pour substituer le principe de la rééligibilité ad infinitum à la clause limitative du nombre de mandats. Ils remettent en cause les acquis constitutionnels des luttes du mouvement démocratique des années 1990. C’était le cas au Sénégal ( Abdoulaye WADE, 2012) et du projet de révision de Boni YAYI, que le peuple arguait d’opportuniste, qui a échoué par la suite. Ce fut le cas de nombreux autres Etats dont le Burkina Faso (voir supra).

Au Congo Brazzaville , le président du Congo-Brazzaville ne ferme pas la porte à un nouveau mandat.  La Constitution du 20 janvier 2002, limite à deux le mandat du chef de l’Etat  et impose une limite d’âge à 70 ans (Article 57 et 58). Après plus de deux décennies au pouvoir, Sassou N’Guesso ne peut briguer un nouveau mandat en 2015 sauf si la constitution est modifiée. Il a réussi à recevoir l’aval des Cours Suprême et Constitutionnelle.

En RDC, Le président Kabila arrive au terme de son deuxième mandat cette année, même chose.

Au demeurant, il est impérieux de faire savoir que l’enjeu est crucial. On a échappé au danger mais l’homme étant homme, autant prendre des mesures pour l’avenir. Et personnellement, je ne pense pas que s’éterniser au pouvoir pourra régler le problème. Ce que A fait, B peut le faire et bien pourvu qu’ils soient entourés de vaillants hommes.Si nos dirigeants n’arrivent jamais à réaliser leurs programmes politiques en deux, trois voire quatre mandats de cinq à sept ans, alors pourquoi ne pas limiter le mandat présidentiel à un seul? un seul et unique mandat, pourquoi pas?

Le mandat unique rencontre mon agrément et je n’y trouve aucun inconvénient.

Mon argumentaire est établi sur plusieurs points.

1-Le mandat unique pourra permettre d’éviter les très longs règnes préjudiciables à l’institutionnalisation du pouvoir et à la paix et permettra de favoriser l’alternance au sommet de l’État, et par conséquent la circulation des élites politiques.On n’aura plus à trop parler de régionalisme parce que le pouvoir étant appelé à aller au nord, au sud, ainsi de suite, à faire le tour du pays, les mouvements futiles, les querelles cesseront et mieux, on évite les peccadilles.

2-Le Président élu pour un mandat unique,sait qu’il ne sera plus rééligible.Du moment où les institutions et les juridictions comme je le souhaite sont fortes, quelle raison aura-t’il à gravement gaffer? à faillir?  N’ayant qu’un mandat unique, il cessera d’être le chef de son parti et, probablement, brisera toutes les chaines de contraintes liées à la nécessité de promouvoir des proches et de se plier aux exigences de certains groupes, furent-ils de soutien et de futurs soutiens pour obtenir d’autres mandats. Libre, il portera nécessairement son choix sur des hommes de valeur, compétents des personnes industrieuses et vertueuses pour réussir son mandat.

3- Le mandat unique pourrait également constituer, à mon avis, un excellent moyen d’amener des compétences vivant in cognito, à faire de la politique en participant à la gestion étatique et, au pays, d’avoir, comme disent les Anglo-saxons, «The right man at the right place », ie «L’homme qu’il faut à la place qu’il faut». Un mandat présidentiel unique pourrait servir d’antidote au tumulte de la «politique politicienne», aux invectives entre le pouvoir en place et l’opposition ou entre pouvoir et autres personnes réfractaires à lui à cause de ses innombrables failles, à la campagne électorale permanente et autres futilités qui empêchent les gouvernants de se concentrer sur leur programme et de prendre correctement en charge les préoccupations de leurs peuples. On n’aura plus à vivre sous l’égide de certains dirigeants comme l’autre quidam. Mieux, je pense que  la politique cessera d’être un éternel recommencement, cessera de nous faire voir les mêmes choses, les mêmes personnes. Elle cessera également d’être une aubaine pour des «sans métier», et on assistera moins à des insultes, des machinations,des intrigues politiques contre le pouvoir en place, puisque de toutes façons, le dirigeant ne pourra plus revenir. La politique  deviendra la chasse gardée des intellectuels, des ingénieurs, des cadres et techniciens de haut niveau et, dans une certaine mesure, des travailleurs «informels» consciencieux, sérieux et méritants de la société. On assistera à une nouvelle façon de gérer au mieux la res publica.

 

4-Pour finir mon argumentaire, il est su de tous que l’élection est le premier facteur  »conflictogène »et en tant que tel, à son occasion, les pays sont sujets lors de la proclamation des résultats d’élection ou de renouvellement de mandat à des actes de violence, de mutilation, de condamnations opportunistes, bref des scènes de barbarie.

Je pense qu’un Président élu pour un mandat unique, n’étant plus préoccupé par sa réélection et jouissant d’une liberté inaliénable, sera fort et efficace dans la réalisation de son programme. Et l’Afrique sortira de la décrépitude et du chaos à la stabilité politique et au progrès économique et social.

Le mandat unique offre a de nouveaux talents, à de nouveaux leaders d’accéder aux affaires et comme j’ai eu à le dire déjà on aura plus à traiter avec les mêmes personnes, les mêmes birbes. La politique sera plus perçue comme une mission de service public,et non une carrière et l’alternance des élites sera au grand rendez-vous et la paix ne le sera pas moins.

 

Au demeurant, je pense que quand on fait le sondage, la balance sera, j’allais dire le peuple sera du côté le moins problématique: le mandat unique naturellement.L’une des raisons objectives du mandat renouvelable est qu’il peut être un facteur incitatif pour permettre au Chef de l’Etat de réaliser de belles performances pendant son premier mandat, ce qui tout naturellement pourrait le rendre aux yeux du peuple, digne d’un deuxième mandat. Malheureusement cette perspective de deuxième mandat peut également porter le Chef de l’Etat à tordre le cou à la démocratie et aux libertés fondamentales de l’individu, avec pour accompagnements les affrontements, les tueries, etc comme on a eu à observer au Burundi, aux deux Congo, au Burkina, etc et moi, en tant que jeune juriste et défenseur des droits de l’homme, je ne saurais agréer ces ignominies.

Avec le mandat unique, l’avenir d’un pays ne sera pas hypothéqué. Il sera  clair et limpide parce que  le Chef de l’Etat étant assuré constitutionnellement de rendre son tablier au peuple à la fin de son mandat, il ne serait utiliser la force, la violence, les bassesses pour s’imposer. L’autre avantage du mandat unique c’est qu’il offre au premier magistrat la perspective d’une sortie auréolée du pouvoir; comme le pense Zul Kifl SALAMI. Une manière de dire qu’il sortira par la grande porte. Le Chef de l’Etat qui termine ainsi son mandat unique peut devenir la source de sagesse à laquelle recourent en cas de crise la classe politique, toutes tendances confondues. Il constituera un modèle de référence.

Mieux, le mandat unique aura également un effet moral sur le Président: la joie intérieure d’avoir rempli sa mission, celle du peuple,  comme je l’ai mentionné supra:  la politique sera perçue comme une mission publique et non une carrière. Néanmoins et je ne le dirai jamais assez, je le dirai encore et toujours, il faudra renforcer l’Administration, mettre les gens qu’il faut à la place qu’il faut, renforcer les structures de contre-pouvoir, les institutions de la République je veux dire, sans oublier les juridictions en les rendant vraiment autonomes et à renforcer aussi l’autonomie de ceux qui les dirigent. Les lois sont là, mais c’est le juge qu’il les applique. Rendons nos juridictions vraiment efficaces et surtout libres et autonomes et que le juge qui rend une décision fidèlement à la loi, n’ait pas à craindre qui que ce soit, n’ait pas à faire sa valise à 23h pour fuir sa piaule, sa ville, son pays pour une destination douteuse, j’allais dire inconnue.

Je suis béninois et j’adhère à tout ce qui est normal.

André-Marie GBENOU: Mandat unique? pourquoi pas…?

dimariagbenou.wordpress.com

andrmariegbenou.e-monsite.com

Particulier, mon cercle amical, et si j’en parlais…

amis

 

Je vais vous parler de trois personnes, de trois amis, mignons, intelligents et preux, qui, pour évoluer dans leur vie, mettent Dieu au centre de tout. Tout doit être théocentrique.

Car c’est Lui le Maître de la vie, tout par Ses mains grandit et s’affermit. Ne me demandez pas de votre dire les références bibliques, je ne suis pas prêtre et je suis pas non plus évangéliste.

Ceux qui ne verront pas leurs noms, ne sont ni refusés, ni ajournés. Ce n’est pas un examen.

Bon au fait, vous allez me trouver laudateur envers eux, c’est parce qu’ils le méritent, mais ne vous inquiétez pas, votre tour viendra, vous passerez en dernière position, la position divine. Souvenez-vous, les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers.

Je ne sais pas si j’ai trouvé un bon titre à mon billet, peut-être que j’aurais pu mettre le triangle amical ? mon amitié triangulaire? bon, je n’ai pas voulu trop cogiter parce que de toutes les façons, le titre est déjà bien pensé.

J’ai trois amis que j’ai connus, que j’ai fréquentés légèrement à l’Université pendant que j’étais en formation à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature du Bénin. On y était tous élèves.  Les relations d’amitié et de coopération qui existent en nos quatre pays n’était pas des plus reluisantes. AGLA, BIDOSSESSI, GBEDJROMEDE, BAKITA, ces quatre pays du continent amical GBENOU, ont connu l’approfondissement de leurs relations diplomatiques et consulaires en 2015.

Nous étions en effet tous admis aux Affaires Etrangères,  non pas pour approfondir ou pour apprendre le pragmatisme de nos acquis théoriques de façon à présenter un corpus fondé et spécialisé en diplomatie ou en assistanat de direction,sanctionné par un mémoire ou rapport de stage, je voudrais dire,  retenus non pas en tant que des stagiaires, mais plutôt en tant que jeunes diplômés de l’ENA,  régis tous par des contrats à durée déterminée (CDD).

A la découverte de mes trois amis.

Pétri d’expériences organisationnelles et caractérisé par un dynamisme homérique et salutaire dans tout ce qu’il entreprend et surtout en matière d’assistanat de direction, Saliou,  sera affecté au Ministère des Affaires Etrangères à coté de Dieu le Père, le Ministre.Là,  il assistera le secrétaire particulier du Ministre. Pour utiliser des thèmes techniques, ce jeune musulman des temps modernes va assister le Chef du Secrétariat Particulier du Ministre dans sa mission de coordination et de concertation avec le Secrétariat Général et les autres structures pour la gestion harmonieuse et efficiente de la réception et de l’enregistrement des courriers confidentiels de la diplomatie béninoise, de la gestion de l’agenda du Ministre, etc.

Volubile et posé, l’ancien responsable des élèves-assistants de direction et ancien Premier Vice-Président du Bureau d’Union d’Entité de l’ENA, connait bien la maison des diplomates. Resté il y a deux ans à la Direction de l’Europe, Saliou, en sus des règles liées à son domaine de formation connait aussi bien les règles en matière de courtoisie que d’expression et techniques diplomatiques.

Comme s’il était la seule personne affidée du Ministre, le petit Saliou ébouriffant comme KANTAMPION,va se voir confier une nouvelle tâche. Oh…Quelle mission? celle d’assister l’autorité qui dirige le cabinet du Ministre. waaaaaoh…Quelle promotion en un temps si court? un jeune de moins de 24 ans? Assistant du Directeur de Cabinet? mon ami Saliou va se voir attribuer la mission d’assister le DC dans l’accomplissement de sa mission , de collaborer à l’amélioration des performances de celui-ci.  En sus des attributions premières, il a aussi à assurer la recherche et la documentation utile du Directeur de Cabinet et des Conseillers Techniques du Ministre ainsi que la rédaction des discours et comptes rendus de réunion et des séminaires à ceux-ci.

Mais tenez-vous tranquille, Saliou, preux et zelé n’a pas de limite et les bavures ne sont pas dans son dictionnaire. Il est plus que surprenant, on dirait Lambert WILSON et Freddy TOUGAUX, tous deux mis ensemble.

Pour l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, Saliou a été un acteur clé, un maillon incontournable de la chaine électorale. Pour ceux qui ne le savent pas, il était celui sans lequel les visas n’auraient été donnés aux agents recenseurs du COS-LEPI, dont la plupart s’étaient montrés discourtois et godiches envers les structures consulaires.Sans lui, les béninois de l’extérieur n’auraient peut-être pas voté, et vous savez le corollaire, les résultats auraient donné autres choses que ce qui est sorti des urnes au finish, du coup, devinez le reste.

Saliou est celui qui a conçu toutes les notes verbales de la première lettre à la dernière et les faisait signer diplomatique, et celui qui a géré tous les passeports. Il suffisait qu’il soit un jeune hurluberlu ou gère mal ses humeurs de courroux, bienvenus les dégâts, les pertes de passeports. Mais non, il s’est montré brave, vaillant, et n’a jamais réclamé des dus, pourtant ayant trimé pour le COS-LEPI, côtoyé et aidé des pontes, mais caractérisés par la ladrerie.Je suis tatillon peut-être, mais souffrez que je parle de mon ami.

Ce qui caractérise Saliou pris dans son aspect physique, se trouve sur sa tête. Je n’en dirai pas plus.

Et si on parlait d’autre(s) personne(s). Je veux parler conjointement de deux amis, collègues de filière entre-temps, collègues-diplomates et plus que des amis, des frères comme le premier.

Sorti troisième de sa promotion à l’ENA, avec plus de 14.80 comme moyenne de sortie malgré la rigueur, les contraintes familiales et exigences pas possibles des enseignants comme les Ambassadeurs AGBANGLA, ADECHIAN, AMEHOU et des Professeurs AKOFFODJI, DOSSA et qui je sais-je d’autres, Emmanuel Dagbénangni, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne verra pas ses efforts inutiles. Riche en expression écrite et orale, doublée de son maniement de l’anglais nigérian  et du yoruba, langue internationale qu’il manie avec adresse, le jeune célibataire co-âgénaire (1) de Saliou, va se voir conduire sans accroc dans la direction par excellence de la pratique diplomatique; la direction où toutes les règles diplomatiques ayant trait à la courtoisie et aux préséances, sont au rendez-vous.

Timoré et très réservé comme Épicure, Emmanuel est cet ami qui, malgré toutes ses facultés de percevoir et de concevoir, te dérange bien que tu sois occupé, te sollicite même quand tu es pris par de obligations professionnelles.  J’allais dire, Emmanuel,d’origine TOFFIN (2) , est ce genre de personne qui sait ce qu’il veut, qui met les moyens pour y parvenir.

Le jeune diplomé de l’ENAM, de par sa bravoure, a pu bénéficier d’une mission d’observation et de supervision électorale en Guinée Equatoriale. Et tenez-vous tranquille, il n’a pas connu la couverture de sa direction. Ce n’est pas le Bénin non plus qui l’a désigné, mais l’Union Africaine, la Présidente de la Commission de l’U.A.Comment comprendre qu’un jeune de cet âge ait percé jusqu’à ce point au point de retenir l’attention d’une personnalité africaine et mondiale et d’une Organisation Internationale d’une telle envergure? le travail, la dévotion, l’humilité. Si vous, jeunes femmes et filles de Cotonou, recevez des invitations de ces mecs charlots pour des diners bizarres dans des boui-boui, ou pour des sorties dans les boites de nuit et hôtels de Zongo, Ganhi, Kouhounou et environs pour finir au lit ( putain de bassesse), lui par contre, en reçoit de personnalité internationale, pour une mission non pas pénienne mais internationale précise.

Vous allez me demander comment il s’est arrangé, par quels moyens il a pu  percer si haut et moi je vous répondrai par la même manière et et les moyens que vous utilisez pour percer les nanas de Cotonou. Chacun se fixe des objectifs, des priorités et Emmanuel, les meilleurs, il les connait.

L’un des plus gros défauts de Dagbénangni Emmanuel est de ne savoir des fois pas endiguer ses mauvaises humeurs.Il se met en boule très souvent, pour des riens. Il a de ces habitudes rocambolesques. Parler mal, tenir des propos dissonnants, attiger en demandant des exigences colossales à couper le souffle. Emmanuel, qui est à ta merci ici? Apprends à discipliner ta bouderie et à te comporter comme quelqu’un, sinon, sinon, sinon….moi je ne vais plus parler de toi et je m’attacherai à mon troisième ami.

Qui est mon troisième ami?

Il est chrétien catholique fervent, originaire de Grand-Popo, mais n’a aucune relation familiale avec les Ministres TONATO, AGBENONCI et le Doyen Honoraire Robert DOSSOU.  Il est un ancien boursier de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Bénin, dont il est diplômé. Il est aussi titulaire d’une Licence en Linguistique anglaise des temps modernes et est doté d’une pleine année d’apprentissage de la langue chinoise.

Comme s’il voulait décrocher la lune ou mériter une place à coté de Dieu le Père comme Sainte Rita, à la seule condition d’être diplômé des diplômés, David Lian est actuellement en fin de formation en Master Management des Projets. Sorti en Master 1, Major de sa promotion avec plus de 15, 40 de moyenne devant des experts et consultant dans le domaine, le jeune Lian de 24 ans seulement n’est pas qu’un étudiant, n’est pas qu’un auditeur. Il est bel et bien en service comme Saliou et Emmanuel au Ministère des Affaires Etrangères.Vous allez me demander comment il s’arrange pour être si brillant et à moi de vous répondre de la même manière dont vous brillez au lit sur vos pouffiasses: on s’applique. Et la différence est que vous autres, gagnez facilement des maladies, et lui réalise des prouesses.

David Lian, surnommé Dave (dév) a, à son actif comme son ami et frère Emmanuel une kyrielle, une batterie d’encadrements  protocolaires. Dévoué et industrieux comme Jack BAUER, il apparait comme l’un des meilleurs agents, non pas de la Cellule Anti-Terroriste de Washington D.C, mais du Protocole d’Etat, et je précise du Bénin; et en tant que tel les responsables de la direction ne l’ont jamais écarté des missions les plus professionnelles. On dit souvent quand  la mission est lourde, les agents sur le terrain doivent être bons. David Lian, loin d’être tortueux a été mis sur plusieurs délégations, non pas par complaisance mais par professionnalisme, non pas pour assurer leur sécurité, mais plus que cela.

André VALLINI, Kwesi Amissah-Arthur, Théodoro Obiang N’GUEMA M’BASAGO, Francois HOLLANDE, respectivement Secrétaire d’Etat à la Francophonie, Vice-Président du GHANA, Président de la Guinée-Equatoriale, Président de la République Francaise, ce sont là des personnalités dont il a encadré avec brillance l’arrivée, le séjour et le départ.Si Emmanuel est allé dans le pays de Théodoro Obiang, le voir là-bas, Lian David, par contre est resté chez lui, ici, au Bénin et le Président est venu l’y voir. Qui est plus fort? les deux sont forts, de toutes les façons, Théodoro les a regardés face-à-face, moi jamais. Le moins fort, c’est moi; pauvre de moi. Je suis toutefois charmé de les avoir pour amis.

Pour terminer, David Lian, ce Dave, a un problème: les femmes. C’est ce genre d’homme qui te dit:

– André, tu as vu la fille qui vient de passer devant notre bureau? waaaoh…Tu as vu ses fesses ? ouuuuch….adigoue gbohoun gbohoun.

Et moi je lui réponds pour le calmer:

– ouais, c’est vrai, c’est une fée. En plus d’être d’une rondeur terrible et indescriptible elle est est aussi d’une grandeur féminine rare, d’une prestance inénarrable et d’une cambrure appréciable. Elle me rend pétrifié.

Il suffit seulement de lui dire ça, et voilà le jeune bouc motivé courir après la jeune chèvre, non pas pour dire bè bè bèèèèèè, kpof kpof bèèèèè comme un vrai bouc, mais pour prendre son numéro, j’allais dire les coordonnées de la belle mousmé. Et il réussit toujours à réaliser cet objectif, même si les numéros, il ne s’en sert souvent pas.

Oui, celui qui a dit que » le bruit ne fait pas le bien » a péché contre David Lian, parce que pour lui David,  le bruit fait parfois du bien, car estime-t’il, les talons des belles femmes font du bruit quand elles marchent, t’attirent, te font quelque chose dans le caleçon; et moi, je lui trouve parfois raison parce que

 »le bruit de la femme, ça fait  du bien; enfin quelque part, dans des conditions normales de température et de pression, dans des  positions corporelles données » (3).

 

André-Marie GBENOU: Particulier, mon cercle amical, et si j’en parlais….

 

 

 

 

 

 

 

 

1- Co-âgénaire: mot inventé par André-Marie GBENOU, pour désigner une personne du même âge qu’une autre, citée (supra).

2- Toffin: peuple lacustre du Bénin, riverain du Lac Nokoué  dans le Littoral. Le toffin désigne aussi la langue africaine parlée par lesdites populations( ganvié, so-ava, et environs).

3- » le bruit de la femme, ça fait  du bien; enfin quelque part, dans des conditions normales de température et de pression, dans des  positions corporelles données »  de André-Marie GBENOU, dans son article PARTICULIER, MON CERCLE AMICAL, ET SI J’EN PARLAIS…, publié le 19 juillet 2016.